Tout ce qui se consulte
Ce dont on a besoin une fois par an ne se retient pas par cœur - cela se retrouve vite.
Le code morse, ce n'est pas seulement vingt-six lettres. Il y a les chiffres, la ponctuation, les signaux de service sans équivalent dans l'alphabet, un système d'abréviations propre au trafic et une échelle pour noter les signaux. L'essentiel ne s'apprend pas, cela se consulte, et les pages qui suivent sont faites pour cela.
Chaque liste s'écoute, elle ne se lit pas seulement. Un signe rencontré pour la première fois doit avoir été entendu une fois ; l'écriture en points et traits ramène sinon au comptage.
Par où commencer
Le tableau est la vue complète et s'imprime. Pour les seules lettres, l'alphabet morse convient mieux ; les chiffres ont leur page avec leur construction régulière, et la ponctuation est à part parce qu'en trafic réel une poignée de signes seulement apparaît.
Ce que le trafic ajoute
Les signaux de service sont des paires de lettres accolées sans silence : ils ne disent pas ce que l'on veut dire mais ce qui se passe - début, fin, reçu. Les codes Q remplacent des phrases entières par trois lettres et franchissent les langues, les abréviations CW économisent des caractères, et le rapport RST est le nombre à trois chiffres qui dit au correspondant comment il passe. Les formulations toutes faites pour l'ensemble du déroulé sont dans les phrases CW.
Deux cas à part
SOS a sa propre page parce que ce n'est ni un mot ni une abréviation : c'est un motif continu de neuf éléments sans séparation interne entre lettres, retenu en 1906 précisément parce que rien d'autre ne lui ressemble dans le bruit.
Le morse américain est la version d'origine de 1844, une autre langue que celle en vigueur aujourd'hui. Il faut le connaître pour déchiffrer un enregistrement ancien ou une pièce de musée ; pour le trafic radio, il est sans portée depuis plus d'un siècle.